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Madagascar E-mail
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Pour les articles homonymes, voir Madagascar (homonymie).
République de Madagascar (fr)
Repoblikan'i Madagasikara (mg)
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(fr)
Drapeau de MadagascarBlason
(Détails)(Détails)
Devise nationale : Tanindrazana, Fahafahana, Fandrosoana
(Patrie, liberté, progrès)
Langues officiellesMalgache, Français et Anglais
CapitaleAntananarivo
18°54'57,11" S 47°31'18,19" E
Plus grande villeAntananarivo
Forme de l?État
 - Président
Premier Ministre
République
Marc Ravalomanana
Charles Rabemananjara
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 47e
587 040 km²
0,94
Population
 - Totale (2005)
 - Densité
Classé 58e
18 040 341 hab.
30,73 hab./km²
Indépendance
 - Date
De la France
26 juin 1960
Pays limitrophesAucun
GentiléMalagasy, Malgache
MonnaieAriary (MGA)
Fuseau horaireUTC +3
Hymne nationalRy Tanindrazanay malala ô
(Ô, Notre chère patrie)
Domaine internet.mg
Indicatif
téléphonique
+261

Madagascar, ou la République de Madagascar pour les usages officiels, est un État insulaire, situé dans la partie occidentale de l'océan Indien, au large de l'Afrique de l'Est dont il est séparé par le canal du Mozambique, large de 650 km. Sa capitale est Tananarive appelée Antananarivo[1] en malgache.

Durant la majeure partie du XIXe siècle, l'île est administrée par le Royaume de Madagascar que l'invasion coloniale française de 1895 abolit. En 1960, Madagascar retrouve son indépendance mais demeure soumise à une forte influence française dans tous les domaines, principalement en politique et en économie.

La langue malgache, originaire d'Indonésie, appartient au groupe dit « barito » de la branche malayo-polynésienne des langues austronésiennes. Les autres langues de ce groupe sont parlées dans la province de Kalimantan Sud dans l'île de Bornéo.

Sommaire

Préhistoire Malgache

Le grand mouvement tectonique du continent africain n'a permis la survie des êtres vivants[2] que sur les surfaces terrestres non inondables.

Madagascar est une terre volcanique africaine rivée jadis sur la portion du socle australien. Comme ses îles satellites, ses rivages aux roches carbonisées sont bordés de plages de sable fin livrées aux fortes marées : Nosy-Koumba (Nosy = île, koumba = lémurien), Nosy-Be[3], Sainte-Marie etc. De nombreux et larges cratères volcaniques, à l'intérieur de ces terres, se sont transformés en lacs au fil du temps.

D'autres fragments du même socle disloqué sont à l'origine de l'archipel des Comores, dont Moroni, du Souahili (Moro = feu, Ni = expulse), île-ville témoin entièrement tapissée de gravats volcaniques et qui abrite l'unique espèce de fossile marin vivant au monde, le Coelacanthe, dans des profondeurs abyssales non communes. Les autres îles-fragments sont La Réunion, l'île Maurice, Les Seychelles, etc.

Histoire et Politiques

Icône de détail Article détaillé : Histoire de Madagascar.
Dates des migrations de l'homme moderne. Bien que déjà installé sur l'autre rive du canal du Mozambique il y a plus de 200 000 ans, l'Homme ne serait arrivé à Madagascar qu'il y a 1 500 ans.
Dates des migrations de l'homme moderne. Bien que déjà installé sur l'autre rive du canal du Mozambique il y a plus de 200 000 ans, l'Homme ne serait arrivé à Madagascar qu'il y a 1 500 ans.

Époque coloniale

De Louis XIV à la révolution française, l'administration coloniale malgache dépend très indirectement des rois de France. Le peuple malgache s'est beaucoup métissé, volontairement ou involontairement pendant cette période d'occupation. L'évangélisation se répand avec les Anglais protestants, premiers occupants, puis avec les Français catholiques fervents. C'est véritablement au XIX siècle, lors du partage de l'Afrique par les Européens, à la conférence de Berlin (1884 - 1885), que sonne le glas de l'expansion et de l'indépendance du Royaume de Madagascar. Les politiciens malgaches jouaient jusqu'alors sur les rivalités des puissances occidentales, pour conserver leur souveraineté. La France qui récupère l'île (sa seule position dans l'océan indien face aux Anglais), un traité est signé, qui repose sur l'ambiguïté de la langue malgache, et théoriquement ne donne aucun droit à la République Française, sur le Royaume de Madagascar. Mais, au fil des incidents diplomatiques, la France mène une politique de plus en plus agressive : politique de la canonnière, puis conquête de l'île.


La conquête

La conquête de l'île par la France se déroule sans grande péripétie et presque sans combats. Le premier ministre malgache de l'époque avait tenté vainement de préparer la guerre, ou plutôt la défense, en cherchant un instructeur européen pour former une nouvelle armée professionnelle. Mais le chef du gouvernement malgache lors de l'entrée en guerre, en 1896, se fait peu d'illusions face à une armée venant d'Occident, qu'il suppose moderne et entrainée. En fait, il compte sur l'insurrection populaire. Le débarquement se fait sans encombre. Le premier ministre envoie dans des forts militaires les 60 000 hommes de l'armée de réservistes malgaches encadrés par des officiers, seuls professionnels de cette armée. Peu à peu, l'armée malgache se délite totalement du fait des désertions dues à l'attente et à l'éloignement de leur lieu d'origine. De son côté, le gouvernement français, après une campagne médiatique, envoie une armée de conscrits mal préparés, qui progresse très lentement, la maladie faisant des ravages. Finalement, au premier coup de canon sur la capitale Antananarivo, la reine fait hisser le drapeau blanc.

Les débuts de l'administration française

La fin de l'indépendance est suivie de dix ans de guerre civile. Le maréchal Joseph Gallieni, à l'époque Gouverneur général de Madagascar (1896-1905), contribue à "pacifier" l'île, mais aussi à établir quelques infrastructures : école et dispensaires.

Indépendance de Madagascar

Territoire d?outre-mer de 1946 à 1958,la République malgache, proclamée en 1958, obtient son indépendance[4]le 26 juin 1960, date anniversaire de la fête nationale. La première République de Madagascar reste très étroitement liée à la France par les accords de coopération. Le président Philibert Tsiranana, au pouvoir depuis 1958, critiqué par la population pour son soutien aux intérêts français, fait face à une contestation grandissante (en particulier la grève des étudiants universitaires menée de la capitale vers les provinces) et quitte le pouvoir en 1972.

Il donne les pleins pouvoirs au général Gabriel Ramanantsoa, qui décide d'organiser un référendum afin d'officialiser son pouvoir pour une période transitoire. Le référendum l'ayant plébiscité, il crée un gouvernement d'union nationale, qu'il dirige jusqu'en 1975, avant de passer le flambeau au populaire colonel de gendarmerie Richard Ratsimandrava. Ce dernier est assassiné au bout d'une semaine, en raison de ses origines - descendant d'esclaves noirs - intolérables pour l'aristocratie merina (du haut plateau).

Le capitaine de frégate Didier Ratsiraka devient alors président de la seconde République en 1975, et entreprend de s'aligner sur la position du bloc soviétique, tout en étant l'un des militants actifs du non-alignement. En 1976, le gouvernement termine l?expulsion de l'armée française, et ferme les ambassades et consulats. D. Ratsiraka instaure le franc malgache (FMG) et délaisse le Franc CFA. L'état contrôle tous les échanges avec l'extérieur. Vers la fin des années 1980, après plus de 10 ans d'une expérience socialiste, il est contraint d'engager le pays sur la voie d'un libéralisme prudent.

En 1991, l'opposition à D. Ratsiraka s'amplifie. Des manifestations populaires sont réprimées par l'armée, faisant de nombreuses victimes.[5]

Après une brève période transitoire, une nouvelle constitution est adoptée par référendum en 1992, et Albert Zafy, candidat de l'opposition, est élu à la présidence en 1993.

D. Ratsiraka est réélu lors de l?élection présidentielle de 1996 (après l'empêchement de Zafy par l'Assemblée Nationale). Madagascar connaît une période de stabilité économique jusqu'en 2001.

L?élection présidentielle de 2001 est remportée dès le premier tour par le candidat d'opposition Marc Ravalomanana. Mais le pouvoir dirigé par Didier Ratsiraka falsifie les procès-verbaux des résultats, dans les zones enclavées qui constituent la majeure partie du territoire, pour organiser un deuxième tour qui lui donnerait la victoire par le même procédé[réf. nécessaire]. De plus, il change à 80% la composition de la Haute Cour Constitutionnelle, chargée de valider le résultat des élections, entre la publication de la liste officielle des candidats et le vote. Le milliardaire Ravalomanana dispose de plusieurs hélicoptères qui lui permettent de réunir en peu de temps la copie de tous les procès-verbaux du pays, avant que ceux-ci ne puissent être falsifiés. Ses électeurs réclament la comparaison des procès-verbaux, refusée par le camp adverse. Ravalomanana se proclame président fin février 2002, Ratsiraka érige des barrages routiers pour isoler la capitale qu'il pense être la seule ville acquise à la cause de son rival, le pays est paralysé.

Selon les accords de Dakar en avril 2002, et conformément à une décision judiciaire annulant la nomination de la nouvelle Haute Cour Constitutionnelle, en raison d'un vice de forme, la Cour précédente, reconduite dans ses fonctions se charge de procéder à la comparaison des procès-verbaux des résultats. Le camp de Ratsiraka refuse pourtant de coopérer, et refuse de reconnaître les résultats. Les membres de la Cour qui lui sont fidèles ne prennent pas part aux délibérations. Fin avril 2002, Ravalomanana est déclaré vainqueur dès le premier tour. Il est légalement investi dans ses fonctions une semaine plus tard. En juillet 2002, les pays occidentaux, les États-Unis en tête, et la France en dernier, reconnaissent la victoire de Ravalomanana. L'Union africaine reconnaît la victoire de Ravalomanana en janvier 2003, suite aux élections législatives remportées par son parti.

Aujourd'hui, Ravalomanana fait face à l'insatisfaction des déçus de son régime. Certains ne voient en lui qu'un simple moyen d'écarter Ratsiraka. Les partisans proches de ce dernier se sont tous exilés en France, où ils mènent une campagne de déstabilisation depuis 2002[réf. nécessaire].

Liens utiles

Icône de détail Article détaillé : Politique de Madagascar.

Géographie

Carte de Madagascar
Carte de Madagascar
Icône de détail Article détaillé : Géographie de Madagascar.

Madagascar est la cinquième île au monde par la taille, après l'Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée, l'île de Bornéo - avec une superficie de 587 000 km² (superficie de la France et du Benelux réunis). Située dans l'océan Indien et traversée par le tropique du Capricorne, elle occupe une position stratégique avec sa côte tournée vers le canal du Mozambique.

Seulement 5% de la superficie du pays sont utilisés pour l'agriculture. La déforestation atteint des proportions qui en font un problème majeur pour l'écologie et l'économie de l'île. La croissance rapide de la population est la principale cause du déboisement, qui, par contrecoup, entraîne l'érosion des rares terres arables et le tarissement des réserves d'eau. Les eaux sont de plus en plus polluées par des rejets humains incontrôlés, d'où parfois un risque de maladie (choléra) dans les zones de forte densité.

Madagascar possède la plus grande baie au monde après celle de Rio de Janeiro (Brésil).

Relief

Le relief divise le pays en trois bandes, du nord au sud : une bande côtière étroite à l'est, des hauts plateaux au centre et une zone de plateaux plus bas et de plaines à l'ouest.

Les hauts plateaux centraux ont une altitude oscillant entre 800 et 1 500 m et couvrent 60% de l'île ; ils s'élèvent brusquement lorsqu'on approche le pays par la côte Est et descendent beaucoup plus doucement vers les vastes plaines de l'ouest. Les hauts plateaux comptent 3 principaux massifs : au nord, le Tsaratanana, qui possède le plus haut sommet de l'île, un pic volcanique de 2 876 m d'altitude, au centre l'Ankaratra et au sud l'Andringitra. La côte Est est bordée de lagons abrités par une barrière de corail.

Climat

Madagascar est découpée en cinq zones climatiques :

  1. Au nord et nord-ouest, la région reçoit des pluies annuelles abondantes pendant la mousson, période qui dure de décembre à avril. Le climat est de type équatorial et les températures varient de 15 à 37°C.
  2. Sur la côte est, du nord-est au sud-est, règne un climat équatorial très humide et la côte rectiligne est exposée annuellement aux alizés et aux cyclones dévastateurs entre les mois de janvier et mars.
  3. La grande région de l?ouest de Madagascar est moins pluvieuse que la précédente et se caractérise par des savanes. Les températures y varient de 10 à 37°C.
  4. Au centre de l?île, les Hautes Terres se trouvent à une altitude qui varie de 1 200 à 1 500 mètres. Le climat peut-être assimilé à un climat de type subtropical à pluies estivales dominantes avec des températures annuelles moyennes de l?ordre de 20°C.
  5. L?extrême sud de la Grande Île est très sec et les pluies sont rares. L?amplitude thermique est très élevée allant de 6°C à 40°C. Le climat est de type subdésertique.

L?île subit l?influence des alizés et de la mousson. Il existe deux saisons :

  1. la saison des pluies (saison chaude) de novembre à avril,
  2. la saison sèche (saison fraîche) de mai à octobre.

Géologie

La dérive des continents a montré que l?Inde, l?Australie, l?Antarctique, Madagascar, le sud de l?Afrique et de l?Amérique étaient réunies en une terre appelée Gondwana.

Il y a 240 millions d?années, cette terre s'est disloquée pour former les continents. Dès la période Quaternaire, Madagascar se trouvait à peu près à l'endroit où elle se situe actuellement.

Cette origine permet d?expliquer l?existence d?une faune et d?une flore communes à Madagascar et au sud des continents africain et américain ainsi que des profils géologiques très proches. Néanmoins, l'isolement de Madagascar au cours des temps géologiques a fait évoluer la faune et la flore de façon unique. On trouve donc sur la grande île des espèces particulières qui n'existent nulle part ailleurs (endémiques) dont les lémuriens sont un exemple célèbre. Du point de vue géologique, on retrouve dans la structure de la Grande Île toutes les périodes de l?histoire de la planète. Le point culminant de l?île est le Maromokotro dans le massif du Tsaratanana à 2 876 mètres d?altitude.

Du fait de son relief, Madagascar réunit une véritable mosaïque de paysages. L?île est faite de contrastes entre le bush du grand Sud, les forêts humides de l?est, les hauts plateaux granitiques du centre, parfois surmontés de massifs volcaniques et les savanes des collines sédimentaires de l?ouest.

Environnement

La déforestation et l'érosion des sols sont deux grandes causes de dégradation environnementales
La déforestation et l'érosion des sols sont deux grandes causes de dégradation environnementales
Madagascar abrite une des faunes endémiques les plus riches du monde, en voie rapide de régression
Madagascar abrite une des faunes endémiques les plus riches du monde, en voie rapide de régression

L'île n?abrite plus qu?une partie de sa forêt primaire, mais elle reste un des endroits les plus riches en terme de biodiversité sur la planète, avec de nombreuses espèces de faune et de flore endémiques.

En 2003, le président Marc Ravalomanana, a annoncé qu?il triplerait la superficie des aires protégées de l?île pour atteindre 6 millions d?hectares. En décembre 2005, le pays a créé un million d?hectares d?aires protégées nouvelles. En 2007, plus d?un million d?hectares supplémentaires (soit un total de 3,7 millions d?hectares incluant :

  • le corridor biologique|corridor forestier « Fandriana-Vondrozo »
  • le complexe de lacs, rivières et forêts des zones humides de Mahavavy-Kinkony (côte nord-ouest) dans le District de Mitsinjo (Sud-est) et incluant le second lac le plus grand du pays, à environ 80 km de Mahajanga. Bien qu'abritant l?industrie sucrière SIRAMA, ce complexe reste d'une extrême richesse en biodiversité associe la rivière de Mahavavy, le lac Kinkony, la forêt de Tsiombikibo, la baie de Boeny Aranta et les mangroves littorales. Sur 30 espèces de poissons, cinq sont endémiques; sur 18 espèces de reptiles, 12 sont endémiques; sur 133 espèces d?oiseaux, 57 sont terrestres dont 45 endémiques et 76 sont aquatiques dont 23 sont endémiques; 4 lémuriens, un rongeur et un carnivore bénéficient aussi de protection.
  • la forêt sèche centrale du Menabe (Sud-Ouest de l'île).

Faune, flore et biodiversité

Icône de détail Article détaillé : Flore de Madagascar.

L'isolement biogéographique de Madagascar, et la variété des climats et reliefs y ont favorisé le développement d'une faune et d'une flore uniques au monde, en partie endémique (dont par exemple l?hapalémur gris du Lac Alaotra (Hapalemur alaotrensis), unique primate au monde à vivre dans des roseaux).

Cette biodiversité est très fragilisée par le développement de l'agriculture et par la déforestation en partie illégale. Les Malgaches pratiquent beaucoup la culture sur brûlis. La faune marine est également très riche, bien qu'encore mal connue.

L'avifaune de Madagascar comprend 294 espèces dont 107 endémiques : Liste des espèces d'oiseaux de Madagascar.

Tananarive : métroplole surpeuplée

La capitale, qui avait jadis la dimension d'une préfecture provinciale, est devenue une métropole surpeuplée. Les enfants abandonnés y errent dans les rues : réduits à la mendicité, ils récupèrent les déchets dans les décharges publiques.


Subdivisions

Icône de détail Article détaillé : Subdivisions de Madagascar.

Depuis avril 2007, Madagascar est officiellement découpée en 22 régions. Ces régions proviennent d'un redécoupage de six anciennes provinces, nommées en fonction de leur capitale :

Les nouveaux découpages régionaux et les anciennes provinces
Nouvelles régionsAnciennes provincesPopulation
Diana (1), Sava (2)Antsiranana
(Diégo-Suarez)
1 188 500 hab.
Itasy (3), Analamanga (4), Vakinankaratra (5), Bongolava (6)
Antananarivo4 637 000 hab.
Sofia (7), Boeny (8), Betsiboka (9), Melaky (10)Mahajanga
(Majunga)
1 734 000 hab.
Alaotra-Mangoro (11), Atsinanana (12), Analanjirofo (13)Toamasina
(Tamatave)
2 593 000 hab.
Amoron'i Mania (14), Haute Matsiatra (15), Vatovavy-Fitovinany (16), Atsimo-Atsinanana (17), Ihorombe (18)
Fianarantsoa3 366 000 hab.
Menabe (19), Atsimo-Andrefana (20), Androy (21), Anosy (22)Toliara
(Tuléar)
2 229 550 hab

Répartition des centres universitaires nationales et des écoles internationales

Depuis 1972 l'enseignement national à Madagascar se dissocie du programme de la France. D'où la distinction entre statut national et international. Deux classes d'écoles apparaissent : les écoles malgaches 'état' et les écoles françaises 'diplomatique'. Le malgache devient la langue officielle dans toutes les écoles et les administrations. Le Français devient la première langue enseignée et l'Anglais la deuxième. Cette révolution intellectuelle n'a bénéficié d'aucune année préparatoire. Aucun programme de création de vivier professoral n'a été prévu, comme propulseur de ce grand bon en avant. Des bacheliers seront recrutés par différents corps armée, avant de devenir des professeurs contractuels durant une année scolaire. Au début des années 1990, des écoles primaires privées fleurissent ici et là, brandissant le modèle français d'enseignement. Un espoir de se projeter vers l'Europe, pour des parents prêts à se sacrifier dans le paiement de frais de scolarité exorbitants. En 2008 ces écoles ont multiplié leurs enseignes dans beaucoup de villes.

Antsiranana

1972

  • Lycée mixte (avec demi-pension 'filles') devient en 1993 Lycée ZAFY Albert, Professeurs nationaux et coopérants français
  • Lycée Sadi-carnot devient Lycée français (privé sous tutelle consulaire et payant, sauf pour ressortissant français boursier) professeurs de l'éducation nationale de France. 1990 contractuels nationaux prennent le relais.

1979

  • Centre universitaire régional 'CUR' (spécialité mécanique, nucléaire (1999), informatique, lettres françaises et malgaches)

Antananarivo

1972

  • Bâtiments travaux publics
  • Géologie
  • Médecine

Toamasina

Économie

Icône de détail Article détaillé : Économie de Madagascar.

Système des banques

En 1889, nait la première Banque de Madagascar[réf. nécessaire].
La création de l'Euro favorise la vigueur de la monnaie malgache maintenue indépendante de l'ancienne devise coloniale, le Franc Français, face au monopole du Dollar américain de référence, auparavant fort, mais très déprécié en 2008.

Mandats postaux

Une minorité du peuple reçoit des revenus périodiques mensuels du membre familial de l'extérieur. La somme est évaluée de 50? à 100? net en moyenne par famille.

En mai 2003, l'Ariary a remplacé le Franc malgache (FMG) comme monnaie à Madagascar. À partir de cette date, un double étiquetage fut appliqué dans les commerces et sur les marchés jusqu'au basculement officiel, le 1er janvier 2005. Depuis cette date, seul l'Ariary a cours dans le pays (1 Ariary = 5 FMG).

Exportation

Depuis

  • 1950 Riz de luxe[6], Café, Cacao, Poivre, Pierres précieuses[6](bijoux) et pierres semi-précieuses (industries)
  • 1990-2000 Vanille[6]gousse 1er pays producteur en qualité, début d'exploitation industrielle intensive de la mer par l'UE[7], tentative d'exportation de la viande du Zébu malgache[8]
  • 2005 Crevettes d'élevage sur les côtes marines de Nosy-be, Ambanja, Ambilobe, Antsinana-ville.

Importation

du riz depuis

de la farine de blé

de la provende pour bétail

Ressources en exploitation
  • 1980 l'uranium est découvert dans le sous-sol de Madagascar [9]
  • 1995 le pétrole Offshore 'sous-marin' au large de Fort-Dauphin
  • 2008 le pétrole Onshore 'sous-terrain' livre le 1er baril

Economie parallèle

Cette classification vient du fait que ces revenus financiers fiduciaires sont friables et sans traçabilité. Pourtant ce sont des devises monnayables à l'international mais de sources non vérifiables, donc non comptabilisée comme indice de croissance du pays, en l'absence de contrôle imposé par l'état.[10].Cette manne fait vivre un peu plus de 30% de la population mais la valeur de la monnaie nationale se retrouve lourdement affectée auprès des organisations de valorisation économique, comme le FMI.

Tourisme

Les hôtels, les discothèques, les casinos, les agences de voyages, les super-marchés importateurs sont les éléments de ce secteur très prospère, ouvert sur le monde extérieur.

Marché noir malgache Business
  • Remises d'argent en devise locale en échange d'un remboursement à l'étranger en devise internationale[11]
  • Production et émission de faux billets de banque malgaches à usage marché local[12]. Les petits marchands campagnards du marché local, les "Call-girl locales" sont souvent les victimes.
  • Importation d'utilitaires de transport (voitures usagées[13] en fin de vie, qui, à charge normale, ne peuvent gravir une pente à 20%)
  • Piratage multimédia (location, vente)
  • Revente des produits importés de meilleure qualité que les produits locaux (cigarettes, alcool...)

Démographie

Icône de détail Article détaillé : Démographie de Madagascar.

La population[2] malgache est principalement d'origine afro-asiatique. Une étude récente laisse à penser que l'île serait restée inhabitée jusqu'au Xe siècle probablement, où des Indonésiens auraient débarqué. La population malgache est la source des peuples des îles alentours comme Mayotte, Moroni, Anjouan, Mohéli, La Réunion:

Les ethnies de Madagascar et leur territoire historique :

EthniesTerritoire
Antakarana, Sakalava, TsimihetyAntsiranana.
Antemoro, AntaisakaMahajanga
Betsimisaraka, SihanakaToamasina
Merina, TanalaAntananarivo
Betsileo, Antaifasy, Antambahoaka, Bezanozano, , MahafalyFianarantsoa
Antandroy, Antanosy, Bara, VezoToliara
Jeune fille du Sud-Centre
Jeune fille du Sud-Centre

Les 18 ethnies de Madagascar

  1. Antaifasy
  2. Antehimoro
  3. Antaisaka
  4. Antakarana
  5. Antambahoaka
  6. Antandroy
  7. Antanosy
  8. Bara
  9. Betsileo
  10. Betsimisaraka
  11. Bezanozano
  12. Mahafaly
  13. Merina
  14. Sakalava
  15. Sihanaka
  16. Tanala
  17. Tsimihety
  18. Vezo

Société et m?urs

La famille

La première définition de la famille malgache est un cercle très large par rapport à la notion de famille européenne moderne. Si la lignée génétique est définie jusqu'à des arrières arrières grands-parents, la famille débute à ce point connu. Et le mariage devient difficile entre neveux, nièces etc. D'où la notion importante "Être de la même Razana" ( ancêtre, lieu d'enterrement, etc).

La deuxième définition est la famille par consentement mutuel suite à des liens d'entraide très sérieux renforcés par la confiance réciproque éprouvée. le lien sanguin étant nul, le mariage est possible.

La troisième définition est le lien historique vécu. Dans l'histoire une haie de plantes à servi de cache contre l'ennemi, un animal incarne les ancêtres ou le contraire, alors ces espèces d'êtres vivants sont adorés masina ou ne peuvent être utilisés ni tué ni mangé : Fady = Interdit ou tabou.

Le mariage

Le mariage dans le grand cercle familial est considéré comme un inceste, mal accepté, voire rejeté.

Il est toujours défini par la procréation du couple, que les procréateurs vivent ensemble ou chacun de leur côté, le plus souvent près des parents.

L'âge de la procréation est aujourd'hui, en 2008, évalué encore à 15 ans[14]chez les filles comme chez les garçons, en moyenne. Les relations se créent avec les proches de la famille ou de connaissance d'enfance.

Une fille ayant déjà accouché, même mineure, sera considérée comme adulte responsable. Le formule de courtoisie "la maman de ..." lui est attribué. Elle est considérée alors libre sexuellement aux yeux de la société.

La sexualité "Tabou" et "Interdit ancestral"

Le viol est réprimé socialement et les responsables de viol sont considérés atteints d'une maladie psychiatrique. L'inceste est considéré comme une malédiction. La mise à l'écart de la vie sociale est automatique.

La jeune fille n'a pas d'âge minimum pour avoir des relations sexuelles d'où l'expression "Mbola tsy masaky lehilahy", (n'est pas d'âge à dominer sexuellement un homme).

La première relation sexuelle est un critère de jugement familial et social. Pour toute jeune fille non indépendante et non majeure, une première relation sexuelle est une honte qui peut la pousser vers la prostitution occasionnelle[15].

Culture

Icône de détail Article détaillé : Culture de Madagascar.

Quand le devin en donne le signal, le clan familial décide de commencer la cérémonie dite du FAMADIANA (retournement des morts). Exhumé deux ou trois ans après le décès, le défunt momifié est d'abord porté en procession avec un cortège de musiciens, puis, les ossements, après une toilette rituelle, sont enveloppés dans des lambas traditionnellement en soie naturelle. La fête marque le retour définitif des ancêtres (les " razanas " ) parmi leurs descendants dont ils deviendront les protecteurs. Il s'agit bien d'une fête : la liesse est de règle, les pleurs et les lamentations sont proscrits, par contre, on mange, on boit du rhum et on danse ...Il est à noter que cette coutume est propre à certaines tribus de Madagascar.

On compte 18 tribus traditionnelles à Madagascar. La diversité ethnique n'y est pas pour autant de type racial, mais bien plutôt d'ordre géographique. L'amalgame des peuples d'Orient, d'Afrique et d'Arabie se retrouve en chaque groupe, du nord au sud. Tous ces peuples ont en commun le même culte des ancêtres.

Misao
Misao


Sur le plan de la cuisine, c'est une base asiatique avec des influences indiennes, arabes et africaines. Les bases de la nourriture sont le riz, les bananes, la noix de coco, les fruits de mer, les poissons, le zébu et la tomate.

Exemple: Le misao, recette à base de nouilles, champignons émincés, gambas entières, viande émincée, carottes émincées, haricots émincés et sauce de soja.

Sinon, il existe d'autres plats typiques, tels les sambossas, crevettes chinoises, rogay, beignets de bananes, poulet au curry et coco, "ravitoto" feuille de manioc pilé...

Langue

La langue de Madagascar, à savoir la langue parlée par sa population autochtone, est le malgache. En outre, le français et l'anglais sont toutes deux également langues officielles de Madagascar et jouissent d'un usage plus ou moins répandu, héritier surtout de la période coloniale et/ou des influences culturelles exercées sur le pays.

Variétés musicales malgaches du Sud au Nord

Chanteurs et chanteuses traditionnels malgaches
  • Antsiranana
  • Volzara (Mme)- Chante le titre "Magnavaratra lalagna tomobile", traduit "ils roulent vers le Nord"...
  • Atsimo
  • beko: Salala "Senge" le groupe
  • Merina
  • Feo gasy - chante le titre "Mifohaza Rabetorimaso", traduit "réveille toi le paresseu"

Chanteurs et chanteuses traditionnels et modernes
  • Antsiranana
  • JaoJoby Eusèbe-ses débuts 1970 Diego (les années légionnaires et marins français jusqu'en 1976), revendique le titre roi du salégy comme héritage ancestral.
  • Nini Doniah - née Virginie Bezara, petite fille de Mme Volzara s'approprie la couronne de la reine du Salegy

Hanitra Ranaivo[réf. nécessaire].

  • Haut plateau-Antananarivo
  • Mahaleo le groupe
Fêtes et jours fériés
DateNom françaisNom localRemarques
1er janvierJour de l'anTaom-baovaoLe premier jour de la nouvelle année est férié à Madagascar
Lundi de PâquesAlatsinain'ny PaskaPâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
29 marsCommémoration des martyrs de l'insurrection de 1947Martioran'ny tolona tamin'ny 1947Commémoration des martyrs de l'insurrection qui a débuté le 27 mars 1947 et noyée dans le sang par l'armée coloniale française : 90 000 morts selon le commandant des troupes françaises de l'époque (Général Garbay).
1er maiFête du TravailFetin'ny asaTraditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques à Madagascar
25 maiJour de l'AfriqueAndron'i AfrikaAnciennement Commémoration de la création de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) 25 mai 1963, qui est remplacée par l'Union Africaine (UA) depuis le 9 juillet 2002.
Jeudi 40 jours après PâquesAscensionAndro niakaranaJésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
Lundi suivant le septième dimanche après PâquesLundi de PentecôteAlatsinain'ny PentekostaDescente du Saint-Esprit parmi les apôtres
26 juinFête nationaleFetim-pirenenaCommémoration de la signature de l'acte d'Indépendance de l'île, de la colonisation française, le 26 juin 1960.
15 aoûtAssomptionAsompsionaTransport au ciel de la Vierge Marie
1er novembreToussaintFetin'ny olo-masinaFête de tous les saints
25 décembreNoëlKrismasyNaissance de Jésus-Christ

Données statistiques

  • Capitale Antananarivo
  • Population : 18 040 341 habitants (en 2005). 0-14 ans: 44,8%; 15-64 ans: 52,1 %; + 65 ans: 3 %
  • Superficie :587 040 km²
  • Densité : 30 hab./km²
  • Frontières terrestres : 0 km
  • Littoral : 4 828 km
  • Extrémités d'altitude : 0 m > + 2 876 m
  • Espérance de vie des hommes : 54,57 ans (en 2005)
  • Espérance de vie des femmes : 59,4 ans (en 2005)
  • Taux d'accroissement naturel : 3,03 % (en 2005)
  • Taux de natalité : 41,66 ? (en 2005)
  • Taux de mortalité :12 ? (en 2005)
  • Taux de mortalité infantile : 76,83 ? (en 2005)
  • Taux de fécondité : 5,7 enfants/femme (en 2005)
  • Indépendance : 26 juin 1960
  • Lignes de téléphone : 59 600 (en 2003)
  • Téléphones portables : 279 500 (en 2003)
  • Postes de radio : 3,05 millions (en 1997)
  • Postes de télévision : 325 000 (en 1997)
  • Utilisateurs d'Internet : 55 000 (en 2000)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 5 (en 2007)
  • Routes : 50 000 km (dont 5 000 bitumées)
  • Voies ferrées : 893 km (écartement métrique)
  • Nombre d'aéroports :130 (dont 29 avec des pistes bitumées)

Notes et Références

  1. ? Antanana = ville, arivo = mille " qui fait référence aux milliers de soldats de la reine régente Ranavalona "
  2. ? a? b? Existence Mythique et Réelle. Créée par la dérive sismique, 'Madagascar' est une partie du continent 'Afrique'. Fort probablement, les premiers occupants sont des petits pygmées de couleur Vazimba furtifs, agiles et trapus, ou les Kana-Nourou aux pouvoirs médicinaux de la nature. Ces derniers, entre mythe et réalité, vivant dans les montagnes secrètes reculées et inhabitées, sont en voie de disparition, et ne peuvent communiquer qu'avec un nombre infime d'anciens dans la discrétion absolue. Par ailleurs, la majorité autochtone malgache reflète encore cette physionomie. Par les dérives d'exilés (émigration politique, commerciale et conquérante) la langue malgache intègre une origine d'Indonésie, d'Afrique, d'inde, d'Australie, et même de France après la colonisation. Chacun des nouveaux arrivants ne conserve son activité.
  3. ? Bé = grand(e)#Kely = petit(e)
  4. ? 29 septembre 1942 l'empire anglais gouverne Madagascar puis la remet aux français en 1943, après la disparition du gouvernement de Vichy. Des cimetières strictement entretenus témoignent encore. 14 octobre 1958 Philibert Tsiranana, instituteur, Tsimihety, élu premier président de la république autonome malgache, fils de paysans croyants.
  5. ? 1991 ZAFY Albert, proche de Tsiranana, à la tête des partisans au changement a engagé, massivement, la marche sur le siège de chaque ministère d'état de la capitale. Ils destituent le ministre en place de son siège, et installent le leur. Mais, arrivés à la résidence du président 'Ratsiraka', ils se heurtent à trois barrages militaires de la garde. Au franchissement du troisième barrage, la garde "spéciale" présidentielle ouvre le feu sur la foule. Dans la panique, survolée par des hélicoptères, la foule est victime des mines préventives installées dans les rizières marécageuses alentours, ou périt par balles.
  6. ? a? b? c? monopole de l'état
  7. ? Union Européenne menée par les navires de pêche France-Espagne, port d'Antsiranana
  8. ? Année-crise de la vache folle
  9. ? secret et monopole inter-état (Exportateur-Importateur)
  10. ? Auparavant, avant 1994 toute devise étrangère devait être déclarée à l'entrée sur le territoire malgache avant de pouvoir être utiliser, avec obligation d'échange dans une banque malgache avec justificatif. Les devises non échangées en ressortent avec le justificatif initial et celui de la banque
  11. ? L'interdiction des banques malgaches à fournir des devises étrangères en est la source. En effet pour acheter à l'extérieur il faut la monnaie étrangère.
  12. ? Par ordinateur, photocopieuse couleur à haute résolution, imprimante numérique, logiciel DAO à numérotation, par d'autres moyens importés
  13. ? Achetées à bas prix dans les décharges européennes (Belgique, France, de l'île de la Réunion 'voir l'Express de Madagascar') sont découpées (carrosserie et blindage) dans des conteneurs cargos et ressoudées à l'arrivée dans le pays. Elles sont revendues au prix maximum d'une voiture d'occasion neuve en Europe. Ce sont les causes d'accidents banals mortels
  14. ? Taux de mortalité grandissant des nouveau-nés. Ou encore trop d'enfants sans suivi parental
  15. ? Le tourisme sexuel est en partie la conséquence de ces phénomènes échos de la pauvreté sociale

Codes

Madagascar a pour codes :

Voir aussi

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Liens externes